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Coût des soins : pourquoi la complémentaire santé solidaire, censée protéger les plus précaires, souffre d’un non-recours massif

Coût des soins : pourquoi la complémentaire santé solidaire, censée protéger les plus précaires, souffre d’un non-recours massif

Un euro pour chaque boîte de médicament, 1 euro pour chaque acte réalisé par une infirmière, 4 euros pour chaque trajet de transport sanitaire : c’est le montant des franchises médicales payées par la majorité des assurés, et non remboursées, ni par l’Assurance-maladie, ni par la plupart des complémentaires santé. Elles s’ajoutent aux participations forfaitaires : 2 euros sur chaque consultation, chaque analyse médicale ou examen radiologique. Ces petites sommes additionnées peuvent représenter un montant conséquent pour certains Français sur une année. Elles avaient déjà doublé en 2024, et le gouvernement a de nouveau actionné ce levier cette année pour faire des économies sur le budget de la Sécurité sociale.

Par un décret publié le samedi 12 septembre, le gouvernement a revu à la hausse le plafond de ces franchises et participations. A partir du 1er octobre, les assurés paieront jusqu’à 140 euros par an au total, contre 100 euros au maximum auparavant. Et à partir de 2028, ces plafonds seront indexés sur l’inflation et pourront être rehaussés chaque année. Pour justifier sa mesure, la ministre de la santé Stéphanie Rist le répète depuis plusieurs semaines : les plus modestes ne seront pas touchés, car ils bénéficient de la complémentaire santé solidaire (CSS). Cette complémentaire publique couvrait en 2025 près de 7,9 millions de personnes, qui sont en effet dispensées de payer ces sommes. Mais le non-recours à ce dispositif est massif : 44 % des personnes qui y ont droit n’y ont pas accès. Décryptage des raisons de ce non-recours.

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