Ici, c’est l’euphorie. Soleil, température idéale (dans les 25 °C) et forte embellie pour le cinéma espagnol. « Des distributeurs français m’appellent pour avoir des informations sur tel ou tel film. Avant, cela n’arrivait jamais ! », raconte José Luis Rebordinos, le sémillant patron du Festival international du film de Saint-Sébastien (ou le SSIFF pour San Sebastian International Film Festival), en Espagne, dont la 74ᵉ édition a lieu jusqu’au samedi 26 septembre, avec la remise de la Coquille d’or.
Aux manettes de la manifestation basque depuis seize ans, José Luis Rebordinos s’apprête à passer le relais à sa numéro deux, Maialen Beloki, historienne du cinéma, âgée de 43 ans. Le sexagénaire termine en beauté. Cette année, trois longs-métrages espagnols concouraient pour la Palme d’or, à Cannes : Autofiction, de Pedro Almodovar ; L’Etre aimé, de Rodrigo Sorogoyen ; et La Bola Negra, de Javier Calvo et Javier Ambrossi – lequel a reçu le Prix de la mise en scène (ex aequo avec Fatherland, de Pawel Pawlikowski), et va représenter l’Espagne aux Oscars. En 2025, toujours sur la Croisette, Carla Simon arrivait en compétition avec Romeria – après avoir remporté l’Ours d’or à Berlin avec Nos soleils (2022) – tandis que Sirat, d’Oliver Laxe, décrochait le Prix du jury (ex aequo avec Les Echos du passé, de Mascha Schilinski)…
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