Politique

Olivier Faure annonce qu’il votera la motion de censure des Ecologistes et accuse le gouvernement Lecornu d’« inaction climatique »

Olivier Faure annonce qu’il votera la motion de censure des Ecologistes et accuse le gouvernement Lecornu d’« inaction climatique »

Dénonçant « une impréparation coupable de ce gouvernement, comme des précédents » face à la canicule, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a décidé de voter lundi 6 juillet, la motion de censure déposée par les Ecologistes. Dans une interview accordée dimanche au Parisien, le leader du PS estime nécessaire d’adresser « un avertissement clair » au gouvernement Lecornu sur « l’inaction climatique ».

« Le défi écologique est relativisé et les crédits qui lui sont destinés sont systématiquement rabotés », affirme M. faure, ajoutant « alors oui, je censurerai ».

La position de l’ensemble des députés socialistes reste à préciser. Mais sans le soutien du Rassemblement national, qui a annoncé qu’il ne voterait pas la motion, celle-ci n’a toutefois aucune chance d’être adoptée.

Estimant avoir « eu raison » de ne pas voter la censure au moment de la période budgétaire, Olivier Faure souligne « qu’il n’y a pas de pacte de non-censure ». « Faire tomber les gouvernements toutes les semaines n’a aucun sens, mais nous sommes dans l’opposition et nous négocions en fonction des intérêts des Français », a-t-il précisé.

Courrier de Lecornu aux députés PS

Dans un courrier adressé, dimanche, aux députés socialistes, Sébastien Lecornu a tenté de les convaincre, en répondant à une partie de leurs demandes. Il a annoncé l’inscription au Sénat d’une proposition de loi sur l’adaptation au changement climatique, mais n’a pas accédé à leur demande de hausse du fonds vert.

Le premier ministre a par ailleurs appelé le groupe présidé par Boris Vallaud à « continuer à construire des compromis utiles » avec son gouvernement « plutôt que d’ajouter le désordre politique aux difficultés du pays ».

La motion sera défendue lundi à partir de 14 heures dans l’hémicycle, avant d’être soumise au vote.

L’ancien président socialiste, désormais député, François Hollande a par ailleurs dit vendredi ne pas être « favorable » à cette motion, estimant que « nous avons besoin d’un gouvernement, d’une stabilité ».

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